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lundi 30 octobre 2006

Lundi 30 octobre : Hanoï

au menu :
- 5 billets de Steph (il faut remonter jusqu'au 19 octobre pour les lire tous).
- 2 billets de Geo.
- une mise à jour de la photo de la semaine sur le site.
- une mise a jour du site
- je travaille sur la mise en ligne de l'interview radio du 27 octobre, un peu de patience, ma connection internet est un peu lente.

Interview du 27 octobre

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  • Length 2 946 816
  • Author Steph & Geo
  • Date Mon, 30 Oct 2006 16:51:28 +0100

dimanche 29 octobre 2006

SAPA (3)

A Sapa, nous avons loué une petite mobylette pour parcourir la campagne environnante. Ce fût une bonne idée car pour seulement 80.000 dong (4 euros), nous avons pu nous perdre un petit peu dans les villages H’Mong et Daï des alentours

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Un train pas comme les autres

Samedi 28 octobre 18h, la nuit est déjà tombée à Sapa lorsqu’on embarque dans un minibus...

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samedi 28 octobre 2006

Sapa : Rizières & minorités

Le type qui nous avait conduits de la frontière à Lao Caï avec le couple d’Allemands, nous avait trouvé un chauffeur pour nous emmener à Sapa.

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vendredi 27 octobre 2006

SAPA (2)

Nous voilà donc arrivés au Vietnam, exactement 50 jours après avoir posé le pied à Pékin....

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SAPA

Nous voilà donc arrivés au Vietnam, exactement 50 jours après avoir posé le pied à Pékin.
Après Lijiang, et comme prévu, nous sommes redescendu en car vers Kunming avec la tres recommandable Yunnan motor travel company, la compagnie publique régionale de transport par bus. Le Yunnan étant en effet une des région de chine les moins bien desservie par le train, l’usage du bus est donc inévitable .
Nous avons mis 9 heures de car pour a peine 500 kilomètres. Il faut dire que la route était assez escarpée et pas toujours très large à certains endroits. Dans ces circonstances on est content que les compagnies de bus Chinois imposent à leurs chauffeurs des horaires réalistes qui tiennent compte des difficultés de la route et qui ne les incitent pas à prendre des risques avec leurs passagers.

Apres un passage sans histoire par Kunming nous avons repris un autre bus de la compagnie « Royale express » pour rejoindre Hékou. La aussi le trajet fut long, 10 heures pour également moins de 500 kilomètres.

Nous sommes arrivés à Hékou vers 20H, soit bien après la fermeture de la frontière. Heureusement Hékou n’est pas un obscure poste frontière perdu dans la jungle à la fin d’une piste cahoteuse. C’est même plutôt une grosse ville, du moins selon nos critères. Nous n’avons donc pas eu de problèmes à trouver un hôtel décent.

A notre descente de bus, un quidam est venu nous proposer un hôtel, nous affirmant qu’il s’agissait de « son » hôtel et qu’il ne touchait aucunes commissions sur le prix de notre chambre. Trop poli pour être honnête, l’escroc à la petite semaine ignorait qu’il s’attaquait à deux baroudeurs qui avaient déjà 2 mois de chine dans les jambes. Nous avons donc vite fait de démonter son affaire qui visait à nous faire payer le double du prix normal de la chambre pour finalement nous dégotter une chambre pour 40% du prix affiché.
Notre soirée fut courte, d’abord parce que 10 heures de bus cela fatigue et ensuite parce que Hékou à ce parfum un peu sulfureux de ville frontière ou tous les trafics sont possibles et ou les néons roses et les bazars vendant des marchandises douteuses l’emportent sur les établissements plus anodins.

Le lendemain nous nous sommes présentés au poste de douane. Moment hautement symbolique pour moi car ici la frontière est marquée par la Rivière Rouge, le passage au Vietnam se fait donc en traversant un pont, sorte de zone neutre coincée entre les check point chinois et Vietnamiens.

Les formalités ont été relativement rapidement expédiées, les douaniers ayant juste mis un soin particulièrement étonnant à inspecter minutieusement toutes les pages de nos passeports.

De Lao Caï, ville sans intérêt particulier nous avons directement pris un minibus vers Sapa, un village niché à 1650 mètres d’altitude mais à seulement 38 km de la. Tout juste avons nous prix le temps de prendre des « Dong », la monnaie locale à la banque. Pour à peine 100 euros, me voilà maintenant avec les poches remplies de 2 millions de dongs !

Sapa est un village à flanc de montagne, ce qui offre de spectaculaires vues sur la vallées. La zone est fort touristique mais l’endroit est plaisant. Nous comptons passer ici 2 ou 3 jours avant de redescendre vers Hanoï, à moins que nous ne choisissions de rester encore un peu dans les montagnes pour peut être aller jusque Dien Bien Phu, tout près du Laos.

jeudi 26 octobre 2006

Bye bye China, bye bye…

De retour à Kunming, on n’est restés que deux nuits et une journée sur place. On aurait pu repartir tout de suite mais j’avais besoin d’un peu de temps pour reprendre des forces.

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mercredi 25 octobre 2006

Qu’y a t’il de bien en Chine ?

Parce que tout de même, on ne peut pas tout le temps fustiger les mêmes aspects les moins plaisants…

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mardi 24 octobre 2006

Lijiang : mes plus belles images de Chine

Deux jours à Dali et il était déjà temps de partir pour Lijiang. Un minibus nous y a conduits en 3h30. Sur place, on a dû faire trois hôtels avant d’en trouver un qui nous convienne. On voyage un peu à l’aventure, d’accord. Mais ça n’empêche pas un peu de confort, non ? On voulait tout simplement une salle de bain privée avec une toilette « western kind ». Ce qu’on a fini par trouver dans un charmant petit hôtel renseigné par aucun guide, et meilleur marché en plus. La vieille ville, entièrement piétonne, est encore plus sympa qu’à Dali. Evidemment, c’est encore plus touristique aussi. Les Naxi est la minorité ethnique qu’on rencontre ici. Les femmes s’habillent en bleu foncé et portent un foulard de même couleur sur la tête.

Malheureusement, je vous avoue que je n’ai pas vu grand-chose de Lijiang car j’ai été malade les deux jours que nous sommes restés. Gastro ou intox ? Je ne sais pas… En tout cas, je ne vous fais pas de dessin. Et je ne vous dis pas comme j’étais heureuse qu’on ait notre propre salle de bain avec une toilette bien comme chez nous !

A peine remise, on est repartis pour Kunming. On est déjà le 23 octobre et notre visa pour le Vietnam court depuis la veille. Il est donc temps de repartir et de changer de pays. On a quitté Lijiang en bus bien sûr, car il n’y a pas de ligne de chemin de fer ici. Neuf heures de trajet qui m’ont quelque peu épuisée. Mais les paysages sur la route étaient absolument magnifiques. A tel point que j’en étais émue. Les rizières en terrasses sur fond de reliefs montagneux sont indescriptibles, vraiment. Une douce musique dans les oreilles, le front sur la vitre, je serais bien restée…

Quelques photos

Promis pour la prochaine mise a jour on mettra les photos directement dans les billets. On attendant :
voici des photos de notre quotidien, de Dali et de Lijiang

dimanche 22 octobre 2006

Reponses a la 6eme Devahif de l'ecole Nos Enfants

Puisque les eleves de la 6eme annee primaire de l'ecole Nos Enfants nous font le plaisir de nous suivre et de nous poser des questions sur le blog, voici nos reponses :

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samedi 21 octobre 2006

Samedi 21 Octobre : Lijiang

Au menu :
la mise en ligne de l'interview du 20 octobre
une nouvelle rubrique "un peu de culture" avec deja un billet dedans.
L'un ou l'autre nouveau billet

En preparation : les billets de Steph, de nouvelles photos et une reponse au questions posees par les eleves de la 6eme annee primaire de l'ecole Nos Enfants.
On espere pouvoir mettre tout cela en ligne demain (Dimanche)

Les 5 points cardinaux

En Chine, le chiffre 5 (Wu) est hautement symbolique.
Selon la tradition chinoise, il existe en effet pas moins de 5 points cardinaux. Aux 4 « classiques » que nous connaissons (Nord, Sud, Est et Ouest), on ajoute ici le Centre.

De la même manière, il existe 5 éléments de base : le bois, l’eau, la terre, le feu et le métal.

Au Nord, d’où viennent les vents glacés de Sibérie, est associé la saison hivernale. Qui dit hiver, dit pluie et neige. L’élément Eau est donc associé au Nord, mais également la couleur noire.

A l’opposé, du Sud vient la chaleur intense, la sécheresse et les incendies. Le feu et le rouge sont donc associés au Sud. Mais on y associe également l’été, soit la saison des mariages. Le rouge est donc aussi couleur de la félicité.

De l’Est vient le printemps, c’est donc naturellement que l’on y associe la couleur verte et le bois. A noter que dans la calligraphie chinoise, le mot « Jué » désigne aussi bien le vert que toutes les nuances qui en découlent jusqu’au bleu. L’Est est donc également associé au bleu de la mer.

L’Ouest va avec le métal et la couleur blanche, et là j’avoue que je n’ai pas trouvé d’explication…Hormis peut-être que les régions montagneuses perpétuellement enneigées (le blanc) se trouvent à l’ouest de l’Empire. Dans le même sens, on associe probablement les montagnes aux mines et donc au métal.

Enfin le dernier point cardinal, le Centre, est associé aux 4 équinoxes et à la Terre. Le centre, c’est également le soleil et donc la couleur jaune. Par extension, c’est la couleur de l’Empereur, car l’empereur personnifie la Terre, le pays et le centre de toutes choses.

Dans un bâtiment impérial la couleur dominante sera le rouge, couleur positive. Le bleu et le vert seront présents entre autre pour les décorations des charpentes. Le blanc est présent par l’intermédiaire des statues et des ouvrages de pierre mais très peu en tant que couleur murale par exemple.

Le noir est très peu utilisé car il s’agit d’une couleur « négative », quand au jaune et à l’or ils sont réservés exclusivement à la personne de l’Empereur, à sa famille très proche et aux attributs impériaux..

vendredi 20 octobre 2006

Un peu de culture : du neuf.

Toujours à la pointe de l’innovation et de la technologie, le Blog de Travel2asia crée l’événement avec une nouvelle rubrique « Un peu de Culture ».
Dans cette catégorie, qui n’est pas subventionnée par le ministère de l’agriculture, vous trouverez des sujets qui vous permettront de briller un peu quand vous serez en manque de sujets de conversation au banquet de l’amicale des supporters du club de foot local.

Vous pouvez bien sûr remplacer «banquet de l’amicale » par «réunion parents-professeurs » ou « mariage d’un collègue », cela marche aussi.

Interview du 20 Octobre

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  • Length 2 292 864
  • Author Geoffrey & Stephanie
  • Date Sat, 21 Oct 2006 09:02:37 +0200

jeudi 19 octobre 2006

Rencontres à Dali

Dans le train qui nous emmenait de Kunming à Dali, on a rencontré un Chinois qui voulait à tout prix me faire la conversation. Son vocabulaire en anglais était plutôt limité. Du coup, il finissait toutes ses phrases en chinois, sans toujours se rendre compte qu’il avait changé de langue ! En plus, il était informaticien et ne parlait que de son métier. Il voulait savoir quelle version de msn on utilisait, quels programmes, à quelle vitesse était internet en Belgique, si on connaissait Skype, etc. Ca tombait bien, l’informatique, c’est justement mon dada ! Bref, heureusement que Geoffrey était là pour lui répondre…

Dans le même train, on a rencontré un Américain qui venait de la région de Chicago. Il voyage seul depuis Saint-Pétersbourg. Il a pris le transsibérien et finira son expédition à Bangkok. Arrivés à Dali après sept heures de train en « hard seat », on a accepté sa proposition de le suivre pour rejoindre la vieille ville. On n’aurait pas dû… Il s’est trompé plusieurs fois de bus mais bon, tant pis. Une fois arrivé à l’entrée de Dali, il est descendu trop tôt sans dire un mot. Nous, on est restés dans le bus jusqu’à l’arrêt le plus proche de l’hôtel où on voulait loger…

La vieille ville de Dali est très agréable, très touristique aussi. De vieilles femmes, en costume traditionnel d’une ethnie de la région, y proposent des produits artisanaux aux touristes. Certaines d’entre elles ont abordé plusieurs fois Geoffrey en lui demandant discrètement : « Do you wanna smoke haschich ? » Au début, on n’en croyait pas nos oreilles. Mais après plusieurs de leurs approches, aucun doute possible : ces vieilles dames dealent !
Le deuxième jour, on est allés se balader dans la campagne où on a été se perdre un peu. Le soir, après dîner, on a rencontré un jeune Chinois qui nous a raconté son expédition Dali-Lhassa en mobylette 125 cc ! Il a mis quinze jours pour arriver mais il faut dire aussi qu’il s’arrêtait chaque fois que l’endroit lui plaisait. N’empêche, il lui est arrivé de devoir pousser sa moto lorsque les routes étaient trop raides ou en mauvaise état. Une vraie aventure… Déjà qu’on aime beaucoup la région du Yunnan, ça nous a donné l’idée d’un nouveau voyage. On pense revenir un jour pour louer les services d’un guide qui nous emmènerait en 4x4 à travers le Yunnan et au Tibet, progressivement jusqu’à Lhassa. Idée à suivre…

Dali et Lijiang

Nous avons quitté Kunming le 18 par le train du matin, direction Dali à 380 kilomètres à l’Ouest. Bien que Dali ne soit qu’à moins de 400 kilomètres, le trajet à tout de même duré 7 heures. 6h59 pour être précis et comme annoncé dans l’horaire, les trains chinois sont décidément d’une ponctualité impressionnante.
Le trajet se déroulant de jour, nous avons pût admirer les paysages du Yunnan. C’est vraiment une très belle région, qui incite à la découverte et aux photos. Steph et moi nous «accrochons» bien à ce coin de chine, à un point tel que nous regrettons presque d’avoir déjà pris notre visa pour le vietnam. Peu importe, cela nous donnera une excellente raison pour revenir par ici plus tard.

Dali est une ville très touristique, il n’y a pas une maison qui ne soit transformée en bar, en guesthouse ou en fournisseur de services pour touristes. A noter que les touristes occidentaux sont pour une fois nombreux en force. Ailleurs c’est surtout les touristes chinois que l’on remarque, ici les laowaïs sont le « cœur de cible ». La plupart des établissements affichent des menus et des enseignes en anglais. La décoration de bars est également très occidentalisées et très « trendy », à un point tel que l’on se croirait dans les quartiers branchés New York ou de Londres.

De Dali nous avons fait une petite expédition dans la campagne environnante en empruntant les transports locaux. Ce fût bien amusant même si nous avons mis plus de 2 heures pour faire à peine 18 kilomètres.

De Dali nous partons vers Lijiang au nord. Lijiang est semblable à Dali, une ville de 800 ans d’âge entièrement rénovées et transformée en attraction touristique. Les Guest House se comptent par dizaine, tout comme les boutiques de souvenirs et les touristes.
Néanmoins nous profitons de l’endroit. C’est fort joli et plutôt tranquille grâce au fait que toute la vieille ville est réservée aux piétons.
D’ici la tentation est forte de se lancer sur les routes sinueuses qui mènent au Tibet. Lhassa est à moins de 1000 kilomètres d’ici (mais 2000 mètres plus haut) et les routes qui y mènent sont aussi précaires que vide de touristes…
mais il faut faire des choix et le notre est de descendre vers le Vietnam.

Le 22 ou le 23 au plus tard nous redescendrons donc vers Kunming pour y prendre un bus vers le poste frontière de Hékou. Nous espérons atteindre le Vietnam pour le 25 ou le 26 octobre.

mardi 17 octobre 2006

Mardi 17 Octobre : Kunming

au rayon des nouveautés :
- De nouveaux billets de Steph et Geoffrey
- la mise en ligne de l'interview du 13 octobre
- de nouvelles "photo de la semaine", pour les deux dernières semaines (5 et 6)
- une modification de la partie "le voyage" sur le site web.

On dirait le sud…

Depuis que nous avons quitté Hong Kong et que nous sommes revenus en chine continentale, j’ai l’impression d’être dans un autre pays.

Que ce soit à Guangzhou, Nanning ou Kunming, on n’entend plus les concerts de klaxons dans la rue, il est à peu près possible de traverser sur les passages pour piétons, et au moment de monter dans les trains, les gens restent assez calmes et courtois. C’est pas que je regrette le bruit ou les bastons sur les quais de gare, mais à force on s’habitue…
C’est également la 3ème fois que j’achète des billets de train en 10 minutes chrono, sans encombres ni complications particulières.
Cela n’a l’air de rien, mais quand on ne débute plus sa journée en disant « je vais dans la cage aux fauves essayer de trouver des billets, si je ne suis pas rentré ce soir appelle l’hôpital », mais seulement « je vais me promener et j’en profite pour passer à la gare chercher des billets »… Tout de suite, la journée se profile sous un jour bien plus agréable.

A priori, rien de « logique » ne semble expliquer pourquoi le sud est tellement plus facile à vivre que le nord… Le développement économique y est plus lent, les infrastructures plus anciennes, et les touristes, qu’ils soient chinois ou étrangers, plus rares. A moins justement que ce ne soit cela l’explication. Pas encore aliénés par l’argent du boom économique, pas encore obsédés par l’obligation de posséder la nouvelle Audi, le dernier gsm ou autre chose indispensable à la vie, les gens du sud se laissent encore un peu le temps de respirer et accessoirement d’être sympa avec leur voisin, même si ce dernier est blanc.

Espérons que cela continue quelque temps encore.

lundi 16 octobre 2006

Etape de Montagne

Notre dernier jour à Nanning s’est passé on ne peut plus calmement.
Il faut dire que nous avons été littéralement écrasés par une vague de chaleur humide comme nous n’en avons encore jamais eue jusqu’à présent au cours de notre voyage. Nous sommes donc restés cloîtrés dans notre chambre transformée pour l’occasion en sauna malgré l’air conditionné.
Il est vrai que nous sommes descendus très au sud, quasiment au Vietnam, et qu’en Asie du Sud-Est, ce n’est pas encore la fin de la mousson ou de la saison des typhons. La télévision chinoise ne se prive d’ailleurs pas de nous montrer régulièrement des images de villages entiers emportés par des glissements de terrain.
Parce que bien sûr, ici en matière de glissement de terrain, c’est comme pour tout le reste : on fait les choses en grand, et quitte à faire un glissement de terrain autant emporter toute une montagne et tout ce qui va avec.

J’ai quand même trouvé le courage de retourner dans cette caverne d’Ali Baba où m’attendait mon EOS 5 à vendre… Malheureusement, le marchand connaissait plus ou moins la valeur de sa marchandise et il en demandait l’équivalent de 320 euros. En Belgique, cela aurait constitué une bonne affaire, mais ici, sans aucune garantie ni réelle possibilité de tester le matériel avant l’achat, j’ai préféré me montrer raisonnable et renoncer.

Samedi, en début de soirée, nous avons donc quitté Nanning pour reprendre une nouvelle fois le train. Au programme : 14 heures de « couché dur » pour rejoindre Kunming.

Kunming, à l ‘échelle de la Chine, c’est presque le bout du monde : pas tout à fait 4 millions d’habitants, perché à 2000 mètres d’altitude, au terminus de la ligne de chemin de fer et coincé entre les montagnes du Tibet, les frontières du Laos, du Vietnam et de la Birmanie.

On ne peut pas dire que ce soit une belle ville, très peu de villes en Chine ont ce privilège, mais c’est une ville assez tranquille qui, de par son altitude, bénéficie d’un climat très doux. Pour tout dire, le soir on a même presque froid.
Au moins, on respire et on peut même admirer la couleur du ciel !

On va rester ici jusque mercredi, avant de continuer à s’enfoncer dans les montagnes en direction de Dali, puis encore plus loin vers Lijiang. A Lijiang, nous ne serons plus qu’à « seulement » 1000 kilomètres de Lhassa… Mais nous ferons quand même demi-tour pour repiquer sur Kunming aux alentours du 25/10, où nous prendrons un bus qui devrait si tout se passe bien nous emmener au poste frontière de Hékou, à un jet de pierre du Vietnam.

Kunming : Sous cinq étoiles

“Five stars flag, you are my pride
Five stars flag, I am proud of you
I cherish you and wish you well
You are more important than my life”

Dimanche soir, à la télévision chinoise, nous avons eu l’occasion d’écouter une chanson dont vous venez de lire le refrain, traduit en anglais par CCTV9, cette chaîne de la Télévision Centrale de Chine qui diffuse des émissions exclusivement en anglais pour notre plus grande satisfaction. Au cours d’un événement qui semblait être le 23e festival de la chanson, nous avons pu assister à l’interprétation d’autres morceaux plus mielleux les uns que les autres, avec pour thèmes récurrents l’amour et la beauté des petits oiseaux dans la nature. Et j’exagère pas ! Il était effectivement question de “jolis petits oiseaux qui chantent dans la nature” dans les paroles sous-titrées !
Tout ça pour vous dire qu’on se trouve en ce moment dans une période relax, limite “glandouille“ si j’ose dire, puisqu’on prend le temps d’assister à ce genre de spectacle à la télé. Depuis Nanning d’ailleurs, on en profite pour flâner, se détendre, regarder les gens danser dans les parcs, faire des courses au Wallmart, écrire aussi… Bref, on se pose un peu avant de reprendre la route et enchaîner les visites touristiques.

Samedi soir, on a quitté Nanning sans avoir vu le quartier de cuisine canine. On a pourtant suivi les indications du Lonely Planet, mais on n’a rien vu de particulier à l’endroit désigné par le guide. Il faut dire aussi que je m’attendais à voir pendre des carcasses de chiens comme des canards à la devanture des restaurants. Une attente sans doute bien naïve, je le reconnais. Demeurant illettrés par ailleurs, on était bien incapables d’identifier du chien sur les menus qui nous sont passés dans les mains. Quoi qu’il en soit, arrivés à Kunming, on a remarqué qu’il y avait énormément plus de chiens dans les rues. Les toutous semblent donc également très appréciés ici, un peu différemment sans doute.
Ici, à 1900 mètres d’altitude, on profite de la douceur du climat. La forte chaleur et l’humidité de Nanning étaient difficilement supportables. Ici, le ciel est bleu, le soleil brille, les jolis petits oiseaux chantent dans la nature… Oula, j’ai presque composé une chanson, dis donc ! Non, sans blagues, il y a de très beaux paysages dans le coin. On a juste un peu la flemme en ce moment, mais on ira demain au « Parc de la Vue Grandiose ». Espérons seulement que le nom de ce parc n’est pas tiré d’une chansonnette traditionnelle chinoise !

dimanche 15 octobre 2006

Interview du 13 octobre

Travel2asia

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  • Length 2 265 216
  • Author Steph et Geoffrey
  • Date Sun, 15 Oct 2006 09:09:45 +0200

vendredi 13 octobre 2006

Le Vietnam est dans la poche

3ème jour à Nanning, il n’y à décidément rien à faire ici, mais on se laisse vivre. La ville est agréable à parcourir à pied et nous pouvons nous balader un peu partout sans avoir le sentiment d’être observé comme des bêtes curieuses.
Cet après-midi, nous avons découvert un parc où les gens aiment venir se reposer en regardant le temps et les voisins passer. Tandis que certains en profitent pour jouer au Ma-jong, un jeu qui ressemble à un croisement entre le jeu de dames et les échecs, d’autres entament quelques pas de danse au rythme d’une valse lente en chinois diffusée par des hauts parleurs.
Notre présence étonne un peu parfois mais dans l’ensemble, nous passons –presque- inaperçus. Alors on en profite pour souffler et faire quelques prises de vues.

A 18h00 (midi en Belgique), nous avons récupéré nos passeports au consulat du Vietnam, avec dedans deux beaux visas valables pour 30 jours à partir du 22/10.
Nous devrions donc rentrer au Vietnam d’ici 2 semaines environ.

Steph a réussi à dénicher des casettes DV pour sa caméra, à un prix inférieur à celui de Hong Kong. Quant à moi, j’ai trouvé sur l’étagère poussiéreuse d’un étal perdu au fond d’un labyrinthe obscur, de quoi faire le bonheur d’un collectionneur d’appareils photos.
Outre toute une série de moyen format bi-objectif d’origine chinoise et copiant les modèles de Yashica ou de Rolleiflex, il y avait un Nikon F3 avec son moteur additionnel, un Mamiya RB67 avec un dos polaroid et surtout un tout beau (en apparence) Canon eos 5 avec sa poignée.

Les références que je viens de donner ne disent sans doute strictement rien à beaucoup, mais disons que c’est un peu comme si on découvrait une toile de maître dans le fond du grenier de grand-mère ou bien une authentique montre Rolex sur une brocante.

J’avoue que je me demande si je ne vais pas y retourner demain matin pour regarder d’un peu plus près certains de ces appareils… D’accord, on est déjà assez bien chargé. D’accord, je n’ai pas vraiment besoin d’un appareil en plus. D’accord, cet entrepôt ressemblait plus à la cours des miracles qu’à un magasin. Et d’accord, ces appareils prennent peut-être la poussière depuis 1948 dans cette vitrine…

Mais…
Peut-être que…
Si le prix est correct…
Après tout, on ne peut pas savoir sans demander.

jeudi 12 octobre 2006

Nanning : Sortie au restaurant

Depuis deux jours, nous sommes à Nanning, capitale du Guangxi, à environ 500 km de Hanoï. Ici, il n’y a pas grand-chose à faire à part demander un visa vietnamien, visiter le jardin d’herbes médicinales le plus grand de Chine (2400 plantes) et y déguster la spécialité locale : la fondue au chien. Il existe d’ailleurs un quartier de la viande de chien, pas très loin de notre hôtel d’ailleurs. J’irai m’y promener par curiosité mais je ne risque pas d’y manger.
On n’a pas énormément de choix pour se restaurer ici. Entre les McDo, KFC et autres Pizza Hut et les tout petits restaus de quartier un peu douteux, il n’y a pas trop d’alternative. Hier après-midi, je suis toutefois passée devant un établissement qui m’avait l’air plutôt sympa. J’ai donc suggéré à Geoffrey d’y aller le soir même. La large vitrine de la devanture laisse deviner une trentaine de tables recouvertes de nappes à carreaux blancs et verts, et d’une épaisse plaque en verre. Les serveuses portent toutes une jupe verte et un chemisier rayé assorti aux nappes, le tout sous un tablier blanc de soubrette. A leurs pieds, on notera les traditionnelles sandales chinoises noires rehaussées d’un petit talon.
De l’extérieur, tout paraît très propre, les clients semblent détendus et satisfaits. On entre, sous le regard un peu étonné d’une gentille serveuse qui nous installe. Elle présente immédiatement le menu aux pauvres illettrés que nous sommes, et se tient prête à noter la commande. On lui pose des questions en anglais, elle nous répond en chinois. Bref, on se comprend. Peu importe la langue, la manière de s’exprimer fait toute la communication. Elle nous montre quelques caractères chinois sur la carte et lève le pouce. Tout ce qu’on a pu lire, c’est le prix à la fin de la ligne : 20 Yuan. Elle vient sans doute de nous suggérer leur spécialité. Vendu. On commande aussi du riz et de la bière, en chinois s’il vous plaît. Pour ça au moins, on connaît le vocabulaire. La serveuse nous quitte à peine avec son bloc-notes que j’aperçois, au fond du restaurant, un large comptoir présentant des dizaines de plats sous cellophane. Curieuse, je vais y jeter un œil. Groins de cochon, pattes de poule, pieds de porc côtoient plein de mets que je ne pourrai jamais ni décrire ni identifier. Du chien ? Peut-être… Des plats de légumes ayant faits l’objet de tentatives désespérées de décoration me décrochent un sourire. Et je suis soudain ravie d’avoir déjà commandé. J’échappe ainsi à un dilemme redoutable.
De retour sur ma chaise en bois, légèrement à bascule malgré elle, je traîne mon regard pendant que Geoffrey attaque sa bière « Hapi ». Notre voisin de table engloutit son plat de dumplings. Face à Geo, huit hommes et une femme partagent leur repas en discutant haut et fort. L’un d’eux est saoul et gueule littéralement, ce qui fait rire beaucoup ses copains. Plus loin, un homme croque à pleines dents dans un gros morceau de viande saisi entre ses baguettes.
On m’apporte du thé. Le service, en porcelaine blanche à l’origine, a dû voir passer des générations de clients ; son état et sa couleur en témoignent. Notre plat arrive. Des ailes de poulet panées ! On est trop contents que ce ne soit ni du chien ni des viscères. Je plonge mes baguettes dans mon bol de riz. Soudain, un long frisson me parcourt le dos ; j’entends derrière moi un raclement de gorge lent et gras, et un paquet de salive s’étale sur le carrelage. Décidément, je ne m’y habituerai jamais.
Pour le reste, on s’y fait. Tout le monde mange bruyamment, la bouche ouverte. La nourriture déborde des bols et des assiettes. Parterre, les mares de bière et autres liquides sont légion. Nous nous mettons dans l’ambiance et saisissons goulûment notre festin avec les doigts. Nous mâchons en oubliant parfois de refermer nos lèvres et sans gêne, nous repeignons la table de cette chapelure épaisse qui enrobe nos morceaux de volaille. On s’adapte si bien qu’on laisserait presque échapper de gros rots en trouvant ça normal. Mais voilà que nous ne sommes plus les seuls clients étrangers. Un couple de « laowaï » vient d’entrer et s’assied à la table abandonnée depuis longtemps par le mangeur de dumplings. On échange quelques mots. Ils débarquent du Vietnam, et découvrent la Chine à Nanning. Ils ont du mal à commander, alors on leur suggère de choisir parmi les plats exposés. Geo et moi échangeons un regard complice. On a l’impression de se voir et ça nous amuse beaucoup. Oui, c’est vrai, on n’a pas envie de manger de la viande de chien, des pattes de canards, des tripes ou du groin. Mais justement, c’est parce que tout ça est au menu qu’on est là. C’est là toute la saveur du voyage.

mercredi 11 octobre 2006

Comment utiliser le blog.

Quand on arrive sur le blog "en direct" ou en provenance du site Travel2asia, on est par defaut sur une page qui reprend par ordre chronologique (du plus recent aux plus anciens) tous les billets publies quelque soit la categorie, avec une limite de 10 billets par page.

Si on clique dans une des cases du calendrier a droite, on obtient les billets publies ce jour la, toutes categories confondues.
Cette navigation permet de "remonter le temps" et de lire tous les billets deja publies.

Une autre methode consiste a selectionner une des categories. Dans ce cas, seuls les billets publies dans la categorie selectionne apparaissent.
La aussi, le calendrier permet de remonter le temps a la recherche de billets parus anterieurement.

Etant donne que nous editons nos billets "hors ligne" sur notre pc avant de les mettre en ligne d un coup quand nous avons une connection internet disponible, il arrive regulierement que nous publions des billets avec plusieurs jours de retard.
De plus il arrive aussi que nous terminions certains billets plus vite que d'autre, ce qui fait que nous ne sommes pas toujours chronologiquement corrects dans nos mises en ligne.(et on ne parle meme pas du politiquement correct)

Je conseille donc la navigation par categories pour etre sur de ne rater aucuns de nos billets.

Mercredi 11 Octobre : Nanning

(billet ecrit sur un clavier qwerty sans accents - sorry pour les coquilles)

Nous avons donc quitte HK par bus ce lundi 9 octobre.
Apres un trajet et un passage de frontiere sans histoire nous sommes arrive a Guangzhou (Canton) qui avec sa voisine Shenzen passent pour etre les villes les plus riche de Chine.
Les 2 villes doivent leur fortune a leur status de zone de libre echange et aux aides massives de l etat. En quelques annees, le village de pecheurs de Shenzen est devenu un eldorado economique, d une importance mondiale.

Nous ne sommes restes que quelques heures a Guangzhou, juste le temps de denicher deux place "couche dur" pour Nanning.
Pour la premiere fois j ai put decrocher mes places de train en 5 minutes chrono, sans difficultes aucunes. L employe parlait 2 ou 3 mots d anglais et a surtout fait preuve d une volontee reelle de comprendre ce que je desirais.
De maniere generale, l anglais ecrit ou le pinyn sont beaucoup plus rare ici que dans le nord mais a contrario il me semble que plus de personnes parlent quelques mots d anglais.
Les gens d ici semblent aussi beaucoup moins stresses, plus respectueux des autres et beaucoup plus ouverts aux contacts avec les laowais.

Nous arrivons a Nanning le 10 a 5h00 du matin... la nuit fut un peu penible a cause de mon voisin de couchette, tres gentil et souriant en journee mais ronfleur de categorie 10 sur l echelle de richter la nuit.
Heureusement nous trouvons un hotel sympa et pas cher juste a cote de la gare. Quelques heures plus tard nous nous somme rendus au consulat du vietnam pour y demander nos visas. A priori nous les aurons vendredi sans histoires... on verra cela.

Si cela se confirme nous pourrons rester encore 2 ou 3 semaines en Chine avant de passer la frontiere.

En attendant on va rester ici jusque samedi le 14/10, j ai eu des billets pour le train de nuit pour Kunming. A nouveau sans aucuns problemes.
Notre impression se confirme, les gens du sud sont beaucoup plus cool et plus ouverts.
On klaxonne (beaucoup) moins dans les rues, on respecte a peu pres les pietons, on rencontre regulierement des personnes qui parlent 2 ou 3 mots d anglais et de maniere general l ambiance y est beaucoup plus sereine et decontractante.
Il n y a pas grand chose a faire ici mais on va en profiter pour se reposer un peu et pour redonner un peu de couleurs a notre budget.

mardi 10 octobre 2006

Le Tibet attendra

On n’ira finalement pas au Tibet, en tout cas pas tout de suite. Plusieurs raisons ont motivé ce choix :
- Timing : On voulait absolument y aller en train. Or, cette destination est à la mode et les billets sont pris d’assaut. On peut réserver 20 jours à l’avance, mais seulement à la gare de départ. Pour nous, ça signifie qu’on doit se rendre à Chengdu, sans savoir combien de jours on devra attendre pour embarquer, alors qu’il faut déjà 2 jours de train pour arriver à Lhassa. Notre visa ne nous permet de rester en Chine que jusqu’au 6 novembre et on aimerait découvrir tout le sud-ouest du pays aussi, soit les environs de Kunming. Par ailleurs, à cause du sommet de l’ASEAN qui aura lieu à Hanoï fin novembre, le Vietnam restreint ses délivrances de visa pendant un mois dès fin octobre. On risquait donc grandement de ne pouvoir passer au Vietnam après notre visite au Tibet, ce qui aurait complètement perturbé tout le reste de notre itinéraire.
- Budget : Etant à la mode, le Tibet devient fatalement de plus en plus cher. Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 30 euros pour visiter le Potala ! Sans compter le permis chinois qui coûte 50 euros… Des dépenses d’autant plus conséquentes qu’on a légèrement dépassé notre budget depuis Hong Kong.
- Santé : Depuis Pékin, on a croisé plusieurs fois des gens ayant fait l’expérience d’un voyage au Tibet. Jamais ils ne nous ont parlé de la beauté du paysage, de l’intérêt du Potala ou de la gentillesse des habitants, ou alors excessivement peu. Chaque fois, ils nous racontaient leurs problèmes de santé rencontrés (migraines et parfois vomissements), l’extrême fatigue, le manque d’oxygène, l’histoire du gars qui est tombé raide mort dans le train, la copine qui s’évanouit à la sortie de l’avion, etc. D’ailleurs, il paraît que tous les hôtels sont équipés de bombonnes d’oxygène, ce qui rassure mais prouve aussi qu’il s’agit d’un besoin réel et récurrent de la clientèle.
Souffrant déjà d’une petite insuffisance d’hémoglobine, je risque d’autant plus d’être malade. Je préfère donc y aller plus progressivement, en allant peut-être au Népal avant, et ne pas prendre un si gros risque au début de notre aventure.

On n’oublie pas le Tibet pour autant. Cette destination nous attire beaucoup depuis longtemps et on espère quand même s’y rendre plus tard, dans des conditions plus favorables.

HK et Macao

Un aspect de HK que l'on montre moins...

les ruines de L'eglise Sao Paulo a Macao

le boudha assis de Lantau.

Dans les temples de HK et de Macao on fait bruler de l'encens en forme de spirale.

Non ce n'est pas le Potala au Tibet, c'est juste un casino a Macao.

Images de notre quotidien

Puisque vous nous l'avez reclame a cors et a cris, voici donc quelques images qui illustrent notre quotidien.
La vue depuis notre chambre de HK

Steph en "couche mou", dans le train Shanghai-Hong Kong

Quand on vous disait qu'il etait parfois difficile de choisir son menu au restaurant...

lundi 9 octobre 2006

Hong Kong : Particularités d’un territoire pas tout à fait chinois

Ancienne colonie britannique, Hong Kong gardera toujours quelque chose de particulier par rapport au reste de la Chine, malgré sa rétrocession au continent depuis bientôt dix ans. Concrètement, que peut-on remarquer de différent ?
Réponses en liste :
- On roule à gauche ;
- Tout le monde respecte le code de la route, du moins autant que chez nous ;
- Partout où l’on rencontre un drapeau chinois, les couleurs propres à HK sont présentes aussi ;
- Tout est plus cher qu’en Chine. Un ticket de métro, un bol de nouilles instantanées ou une bouteille d’eau valent en moyenne deux fois, voire trois fois plus ;
- On y croise bien plus de « longs nez » qu’ailleurs ;
- Tout le monde connaît au moins quelques mots d’anglais. Pas mal de gens le parlent même très bien ;
- Les regards insistants sont quasi inexistants. On en a quand même croisé deux ou trois mais c’est normal, on est tellement beaux… ;p
- Ils rotent et crachent beaucoup moins ;
- Vous pouvez y faire vos courses tranquillement, sans qu’une vendeuse vous colle comme une sangsue dès que vous passez devant sa boutique ;
- Les commerçants ne racolent pas. Par contre, comme ailleurs en Chine, des vendeurs à la sauvette proposent sans cesse des « rolex » et autres sacs de « grande marque » ;
- Les rues, sites touristiques… tout est parfaitement indiqué en anglais ;
- Le métro et les moyens de transport sont extrêmement modernes et efficaces (attention, on n’a pas pour autant de raisons de se plaindre du reste de la Chine de ce côté-là) ;
- A HK, on peut dénicher facilement des Twix, Maltesers, snickers aux amandes et autres mars, des bonbons acidulés plein de colorants, de la baguette, du pudding au chocolat, du VRAI Nutella, des céréales Kellog’s, des Delifrance…

dimanche 8 octobre 2006

Hong Kong, Macao et la suite du voyage

Nous voici donc arrivés à Hong Kong, la star un peu déclinante de l’Asie qui peine un peu à se remettre de sa rétrocession à la Chine et qui subit de plein fouet la concurrence féroce des zones économiques spéciales telles que Shanghai et Shenzen.
Malgré tout, HK a encore de beaux restes, c’est le moins que l’on puisse dire, et le simple fait de se retrouver dans une ville où les voitures s’arrêtent aux feux rouges et laissent passer les piétons est déjà un plaisir en soi.

Avec notre visite au monastère de Po Lin, situé sur l’île de Lantau, dans les nouveaux territoires, et donc en dehors de l’agitation trépidante de Kowloon et de HK-Central, nous avons pu nous rendre compte de deux choses.
D’abord HK, c’est tout un chapelet d’îles, plus ou moins grosses, dont la plupart sont quasiment vierges de toute habitation. Nous pensions que HK ce n’était qu’une fourmilière high-tech de verre et de béton, nous avons découvert qu’il existait aussi des endroits parfaitement calme et même des plages de sable blanc.

La seconde chose que nous avons apprise, c’est que dans les compétitions de «plus grand bouddha du monde», c’est comme la boxe : il existe quasiment autant de catégories que de boxeurs.
Le monastère de Po Lin peut donc se vanter d’accueillir le plus grand bouddha du monde, catégorie « assis et en bronze ». A ne pas confondre avec le plus grand bouddha assis mais en bois qui se trouve à Ayutaya, avec le plus grand bouddha en bronze mais couché de Bangkok ou encore feu le plus grand bouddha debout et en pierre d’Afghanistan…

Nous avons aussi visité Macao, l’ancienne enclave Portugaise, également rétrocédée à la Chine et maintenant fréquentée surtout par les amateurs de Casinos. Le contraste avec HK est saisissant. Avec son architecture européenne, ses rues et ses enseignes en portugais, passer la journée à Macao donne vraiment l’impression de se balader dans la vieille ville de Lisbonne.

La suite de notre voyage est un peu floue et va dépendre surtout des autorités consulaire Vietnamienne.
Dans un premier temps nous pensions nous attaquer au Tibet en train, mais cette destination est devenue LE must pour les Chinois et depuis cet été les prix des liaisons ferroviaires et des logements se sont envolés. Vu que notre budget a été mis un peu à mal ces derniers temps, et vu surtout que Stéphanie craint de ne pas supporter l’altitude, le train passant par un col à 5500 m et Lhassa se trouvant à 4200 mètres, nous avons pour le moment reporté la visite du Tibet à une date ultérieure. Si nous allons au Népal vers mars 2007, nous étudierons la possibilité de faire un détour par Lhassa.

Ensuite nous pensions rester encore 2 ou 3 semaines dans le sud de la Chine, avant de passer au Vietnam, mais le Vietnam devant accueillir fin novembre un congrès international quelconque, les autorités de Hanoi ont décidé d’imposer des restrictions de délivrance de visa du 15 octobre à la fin novembre…
Etant donné que les informations en notre possession sont sujettes à interprétation et vu surtout que par ici plus qu’ailleurs le principe du « un pays, deux systèmes » domine, nous avons décidé de nous rendre le plus rapidement possible à Nanning.
Cette ville dispose en effet d’un consulat vietnamien et est située près de la frontière avec ce pays. Sur place nous irons « tâter le terrain » et voir si la règle s’applique de manière stricte ou si il y a moyen de trouver un arrangement.
En fonction de la réponse, soit nous continuerons encore un peu en Chine avant de descendre vers Hanoï, soit nous passerons immédiatement au Vietnam. Et si la frontière nous est totalement fermée, alors peut-être que nous nous dirigerons vers le Laos et la Thaïlande avant de revenir plus tard au Vietnam via le Cambodge.

HK & Macao, plus près de toi Occident

Grâce à l’aide précieuse de Liyu Jing, on avait obtenu deux billets pour Hong Kong qu’on a rejoint le 4 octobre, après 26 heures de train. Dès notre arrivée, on sent la différence d’atmosphère. Pas de bousculades, certaines personnes nous laissent même passer devant elles pour prendre l’escalator. Tant de bonté nous surprend, alors qu’il n’y a pas de raison pourtant.
Notre chambre est située dans le quartier de Sham Shui Po au 11e étage, ce qui offre une vue étonnante du voisinage. Les bâtiments sont si proches les uns des autres que, malgré l’altitude, je sais chaque soir quel programme regarde mon voisin de la rue d’en face.
On s’est baladé dans Central, qui m’a fait un peu penser à New York. Tous ces centres d’affaires et ces boutiques de luxe donnent la même sensation qu’à NY, cette envie de posséder et d’accumuler des richesses. On y a l’impression qu’il faut avoir pour exister. Il n’y a que ces deux villes dans lesquels j’ai ressenti ça. Après réflexion, quelle horrible sensation ! Et pourtant, j’adore NY et Central à HK, j’espère que ça ne me rendra jamais cupide pour autant.
On a monté le fameux escalator le plus haut du monde. Franchement, ça n’a rien de spectaculaire. En fait, il ne s’agit que d’une succession d’escalators, parfois éloignés de plus de 10 mètres l’un de l’autre. Ca n’a pas beaucoup d’intérêt, à part certaines vues que la balade offre à quelques occasions. Arrivés en haut du dernier escalier mouvant, on se retrouve dans une zone résidentielle plutôt aisée. Inutile de se promener dans le coin, il n’y a rien à voir. Il vaut mieux rebrousser chemin et éviter de se perdre dans ces rues serpentées, croyez-moi.
On a aussi pris le tramway pour monter jusqu’au Peak. A 45°, la montée est un peu stressante, surtout que certains passagers sont debout, faute de sièges en suffisance. Au sommet, la vue est saisissante. Dommage toutefois que le brouillard altère souvent le paysage. Haut lieu touristique, le toit du Peak est constamment bondé et il faut se faire une petite place pour pouvoir admirer la vue.
Sur l’île de Lantau, on a visité le plus grand Bouddha en bronze assis d’Asie. Pour s’y rendre, il faut prendre le funiculaire ou prendre un bus. On a opté pour la seconde solution, 2 fois moins chère que la première. Après une heure de trajet un peu secoué à du 20km/h dans un bus que je qualifierais de luxe (avec ceintures de sécurité et tout), on peut enfin admirer cette œuvre assez impressionnante. Partout sur les lieux, des panneaux proposent aux visiteurs de contribuer financièrement à la construction d’un temple aux 10.000 Bouddhas, et évidemment ils tapent un peu dans les prix ce me semble…

On a également passé une journée à Macao. Il faut compter une petite heure en « Turbojet » pour y arriver. Petit à petit, l’île se transforme en véritable Las Vegas asiatique, même si ça n’en est qu’une très très pâle copie encore. A la sortie du bateau, on aperçoit tout de suite d’un regard amusé des casinos en forme de Potala, de Cité interdite ou de Colisée qui se dressent sur la berge. Tristes imitations, ces établissements ont cependant le mérite de donner de jolies couleurs à l’île. Dans le centre-ville, on a visité l’église Sao Domingos, qui m’a rappelé l’Amérique Centrale. Une très belle église, peut-être la plus belle que j’aie jamais vue. On y a aussi admiré les ruines de l’église Sao Paulo, qui nous font complètement oublier qu’on se trouve en Asie. Non loin de là, la forteresse de Monte offre une très jolie vue. On y a rencontré deux charmantes petites filles de 7 ans qui nous ont abordé d’un « Hello ! What’s your name ? ». Réponses faites et questions retournées, elles ont répliqué : « My name is Kitty » et « My name is Koko ». On a bien sûr essayé de continuer la conversation mais leur première leçon d’anglais devait s’arrêter là, car elle enchaînaient tout de suite après en Chinois… Toutes mignonnes, elles sont revenues plusieurs fois répéter leur leçon en finissant à chaque fois par « Bye bye, Geoffrey ! Bye bye…» (Mon prénom devait être trop difficile à prononcer…) Bref, cette excursion m’a beaucoup plu, même si la fin de journée fut un peu moins relaxante. Geoffrey a en effet perdu deux cartes de banque ce jour-là. Heureusement, il a pu bloquer ses comptes à temps.
Après cinq jours passés à HK, la route nous rappelle déjà. Ce lundi 10 octobre, on retourne en Chine. On partira en car pour Canton. De là, on prendra le train jusqu’à Nanning

samedi 7 octobre 2006

Sueurs froides à Macao

Non, ce n’est pas le titre de la dernière superproduction Hong Kongaise basée sur un scénario de Gérard de Villiers avec Jacky Chan dans le premier rôle.
C’est plus modestement le résumé de notre fin de journée à Macao.
Au moment d’embarquer sur le ferry qui devait nous ramener sur HK, je me suis rendu compte que je ne trouvais plus ma pochette contenant ma carte American Express et ma carte de banque…
Inutile de dire que ce genre de découverte provoque quelques sueurs froides !

Comme je n’étais pas en mesure de téléphoner immédiatement à la banque pour faire bloquer mes cartes, j’ai passé toute l’heure que dure le trajet de retour à me demander ce qu’une personne mal intentionnée pouvait faire comme dépenses dans une ville qui regorge de casinos, de shopping center de luxe et autres computer center où l’on peut trouver tout le nécessaire pour copier / craquer / trafiquer n’importe quel système électronique…

Aussitôt retourné à Sham Shui Po, j’ai téléphoné à CardStop, au risque de faire exploser ma note de GSM. Heureusement, il s’avère qu’aucun mouvement n’avait été enregistré sur mes comptes.

En attendant de recevoir les cartes de remplacement, je dois survivre avec l’argent liquide que j’ai sur moi. Cela devrait « pouvoir le faire » car j’ai toujours pas mal de Yuans (la devise chinoise) ainsi qu’une réserve en dollars US. Et puis, Stéphanie a ses cartes pour me dépanner au cas où.

Samedi 7 Octobre : Hong Kong

Quoi de neuf ?

- les deux dernières interviews de ViviCité sont enfin en ligne
- 3 nouveaux billets de Stéphanie (pour les 23 et 26 septembre + 1er ocotbre)
- Geoffrey ecrit encore les siens...

vendredi 6 octobre 2006

Fin de la première partie en Chine : mon Bilan

Avec notre escale à Hong Kong et l’expiration de notre premier visa, nous avons marqué la fin de la première partie en Chine.

Apres 28 jours et plus de 4800 kilomètres parcourus en train, voici un petit bilan personnel :
De la Chine, je vais essayer de ne pas retenir :
  • l’hyper agressivité au volant / guidon de tout ce qui roule vis-à-vis de tout ce qui marche.
  • Les bousculades, cohues et autre resquilleurs innombrables qui surviennent systématiquement quand il s’agit de rentrer ou de sortir d’un endroit à un autre ou tout simplement de faire la file devant un guichet.
  • Les crachats, reniflements, raclements de gorge et ronflements omniprésents quelque soit l’endroit où vous êtes.
  • L’individualisme forcené et le manque total de considération pour l’autre qui semblent être jusqu’à présent la seule règle valable partout en Chine.
  • Le manque de coopération des employés des billetteries des chemins de fer chinois.


Je vais plutôt me souvenir de :
  • Cette employée de la gare des bus de Tai’an qui a quitté son poste, malgré le monde dans la file, pour venir avec nous sur le parking nous montrer le bus que nous devions prendre.
  • Ces adolescentes à Nanjing qui ont pendant 10 minutes essayé de comprendre où nous voulions nous rendre, n’hésitant pas à interpeller d’autres passants et à téléphoner aux renseignements pour trouver une réponse à notre question.
  • Ces touristes chinois qui semblaient trouver un grand intérêt à se faire prendre en photo à nos cotés.
  • Cette famille tenant un tout petit restaurant à Pékin et qui, toute surprise de voir débarquer des « laowaï » (étrangers), s’est appliquée à nous servir du mieux qu’elle le pouvait.
  • De manière générale, de ces personnes qui par un geste ou un sourire ont essayé de franchir les barrières culturelles et linguistiques qui nous séparaient.


Quant aux monuments, musées et autres sites historiques visités, je ne vous cacherais pas qu’ils m’ont plutôt un peu déçu… Les rénovations trop « clean » et tape à l’œil ou le manque de mise en valeur adéquate y sont certainement pour beaucoup.

[Sans compter le fait que visiter un musée bousculé par des milliers de touristes chinois photographiant tout ce qui bouge et suivant à la trace le guide qui tel le grand timonier brandit son parapluie et hurle ses commentaires dans son haut-parleur, n’aide pas particulièrement à prendre son temps et à profiter des expositions.]

Interview Radio du 6 octobre 2006

Travel2asia

Audio, video, doc file Click here

  • Length 2 558 976
  • Author Stephanie - Geoffrey
  • Date Sat, 7 Oct 2006 04:21:37 +0200

mercredi 4 octobre 2006

Mercredi 04 Octobre : Hong Kong

On est arrive a Hong Kong apres un peu plus de 24 heure de train... heureusement nous etions en categorie "tout confort".
Deja nous voyagions en categorie "couche mou", la meilleure categorie, mais en plus nous n etions que deux dans notre compartiment prevu pour 4 personnes.

on donne plus de nouvelles prochainement.

mardi 3 octobre 2006

My name is Bund

Dès notre arrivée à Shanghai, nous avons fait la connaissance de Liyu Jing, une jeune chinoise qui correspond avec mon frère Gilles depuis près de quatre ans.
Elle nous a chaleureusement accueillis, puis invités dans un restaurant « brésilien » au concept original. On y propose un buffet à volonté de salades froides, plats chauds et desserts. En outre, des serveurs viennent vous proposer régulièrement à table des morceaux de viande, poissons, crustacés divers sur une énorme broche. Et là aussi, c’est à volonté. Ce service plutôt particulier semble à la mode à Shanghai, car j’ai eu l’occasion de croiser plusieurs établissements du genre.

On est resté une semaine dans une auberge de jeunesse qui offrait des chambres bien confortables avec kitchenette, frigo et micro-ondes. Bref, c’était un véritable petit appart, un peu comme un « chez nous ». Par contre, on n’a pas eu beaucoup de chance avec la météo. La plupart du temps, il a fait gris et pluvieux, ce qui rend tournage et prise de photos difficiles. On n’est pas restés cloîtrés pour autant.
On s’est tout d’abord rendu une journée à Zhoùzhuang, une ville construite sur des canaux. Il faut compter une heure de car pour s’y rendre depuis Shanghai. Patrimoine de l’Unesco, la ville préserve un côté authentique qu’il manque à beaucoup d’autres sites. Un endroit très agréable, même si très touristique. Tout le centre-ville est carrément bouclé et il faut présenter son ticket d’entrée pour y pénétrer. Notre billet donnait droit à la visite de tous les temples et autres lieux ouverts aux touristes. Par contre, on a dû payer pour effectuer un petit tour en bateau. Très différent de ce qu’on avait pu voir jusqu’alors, ce village vaut le détour, même s’il faut bien sûr se préparer à être sollicités en permanence par les nombreux commerçants présents.

De retour à Shanghai, on s’est baladé dans le quartier des anciennes concessions françaises, mais on a été très déçus. On n’y a vu que des rues commerçantes sans aucun intérêt. Peut-être n’a-t-on pas choisi le bon quartier pour se promener, ou alors je me faisais une idée tordue de l’architecture néo-classique...
On a visité le musée d’art moderne. Question qui me hante depuis : qui peut se prétendre « artiste » ? J’aurais franchement pu y exposer mes bricolages de l’école primaire. Ou bien je ne peux pas comprendre ? Au milieu des gribouillages insignifiants sur toiles et des collages dignes de mes plus jeunes années, j’y ai toutefois relevé trois œuvres tout à fait remarquables, de celles qui m’éblouissent au point de pousser des « Whaouw ! » à haute voix. La première est l’œuvre d’un Finlandais, Ikka Halso, qui met la nature en scène dans des montages photos. Selon lui, la nature deviendra si rare à l’avenir qu’on exposera des forêts de sapin dans des musées ou qu’une chute d’eau naturelle constituera une pièce de théâtre en soi. Un vrai coup de cœur pour moi. La deuxième œuvre est chinoise. Il s’agit d’un grand bouddha blanc (disons 2 mètres de haut) à l’intérieure duquel on découvre un petit autel, entouré de dizaines de petits bouddhas transparents (environ 20 cm), chacun rempli de médicaments différents, qui tapissent toutes les parois intérieure du grand bouddha. Enfin, la troisième œuvre, qu’on doit à l’américain Joachim Sauter, consiste en une immense toile représentant plusieurs portraits d’une « espèce » imaginaire, mi-homme mi-félin. Ces trois œuvres ont sauvé ma visite, que du coup je ne regrette pas le moins du monde.

On s’est aussi plusieurs fois promené sur Nanjing Road et sur le Bund. Ce fameux Bund constitue d’ailleurs l’attraction numéro un de la ville. Il est vrai que c’est le coin qui m’a paru le plus intéressant, le plus agréable. Sauf qu’on s’y trouvait en pleine « Golden Tourist Week » ! A l’occasion de la fête nationale qui a lieu le 1er octobre, les Chinois prennent tous en même temps une semaine de congés pour rendre visite à leur famille et faire un peu de tourisme. Résultat : les rues de Shanghai étaient noires de monde, et la couleur de leurs cheveux donnent littéralement son sens à cette expression ! Bref, le Bund était bondé… Et moi, et moi et moi… !!! Moi, j’ai du mal à circuler...

On s’est échappé une heure, le temps d’une croisière qui n’en valait pas vraiment la peine. A notre retour, il y avait évidemment toujours autant de monde. Et les vendeurs de rue étaient plus en forme que jamais, prêts à tout pour vendre des brochettes de minis pommes d’amour, de saucisses, de pieuvres ou autres viandes non identifiées, des épis de maïs bouillis, des boissons beiges bizarres pleines de « black pearls » ou encore des couronnes en plastique argenté parées de plumes roses, des rollers qui clignotent, des reproductions miniatures en « cristal » de la Pearl Tower, des massues gonflables géantes… Et à chaque fois, ils nous racolent et insistent malgré nos « Bu, sheshe ! » systématiques.
On a emprunté le tunnel pour se rendre sur l’autre rive du Huangpu. On a ainsi embarqué dans une espèce de tram futuriste qui passe sous la rivière, offrant au passage un spectacle de lumières des plus… disons déconcertants. Si on avait su, on aurait pris le métro… La Pearl Tower se dresse devant nous. Après une file d’une demi-heure, on nous entasse dans un ascenseur comme des moutons. Bousculade garantie. En haut, il faut encore se battre pour obtenir une place face aux vitres et admirer la vue, ruser pour filmer sans qu’une main ou une tête apparaisse soudain à l’écran, faire encore la file (et se faire dépasser de toute façon) pour aller aux toilettes, et surtout se calmer pour ne pas devenir dingue au milieu de cette foule… La vue depuis cette tour est admirable mais on n’a pas eu le courage de rester très longtemps. Le séduisant Bund attire décidément trop de monde…

dimanche 1 octobre 2006

Bouffe : question de survie

Au début, on était pas très rassurés à acheter des produits dans les supermarchés.
Tout simplement parce que la seule date lisible sur l’emballage était toujours dépassée. On se disait alors que tout était périmé et on essayait d’acheter que les produits comportant deux dates, celle de production et celle de péremption. On a toutefois fini par comprendre que lorsqu’une seule date était précisée, c’était celle de fabrication. Il est généralement écrit plus bas en chinois la date limite de consommation. Pendant quelques jours, j’ai cru manger des denrées périmées, mais il n’en était rien…

Inutile de préciser que le riz commence légèrement à nous gaver. Pas de chance, on devra s’y faire encore pendant 8 mois. Heureusement, on a de temps en temps aussi des bols d’air. Entre Pékin et Nankin, on est allé deux fois au Mc Do et une fois au KFC (deux fois en fait pour moi, j’avoue…). Parfois, on a trouvé aussi des Snickers ou des M&Ms dans les petits supermarchés. Autre confession : j’avais emporté avec moi une tablette de Cote d’Or, qui s’est déjà perdue dans le gouffre de mon estomac. Oui, d’accord, j’ai un peu honte, mais alors autant la manger tout de suite, non ?

A Shanghai, j’ai croisé le chemin d’un « Mister Donut » dont je n’ai pu résister à l’attraction irrésistible… Mmh, c’était trop bon, et Geoffrey ne me contredira pas ! Et puis, j’ai aussi déniché du lait de vache chocolaté buvable (même si ni Geo ni moi ne l’avons bien digéré…), ce qui était introuvable jusqu’ici, mais j’ai résisté à l’achat d’un véritable sachet de cacao Nesquick, appréciez l’effort ! Par contre, j’ai découvert du choco à tartiner du nom de « Cola Cao » que je me suis empressée de mettre dans mon panier, accompagné d’un sachet de pain complet industriel bien carré, du genre américain. Quelques jours plus tard, je suis retournée acheter du pain pour terminer ce pot d’or brunâtre (je sais, c’est pas très poétique comme formule mais c’est bien de l’or, je vous assure). Je tombe sur un sachet de pain au lait qui me séduit immédiatement. Lorsque je l’ouvre, il dégage une drôle d’odeur. Pourtant, la date de péremption n’est pas dépassée. Tant pis, ça passera quand même. Geoffrey fera quelques minutes plus tard la même expérience que moi, sauf qu’il aura la présence d’esprit de lire attentivement l’emballage qui annonce en tout grand : Milk Sandwich Bread ; et en tout petit : with cheese ! Tout s’explique…
On a aussi découvert en ville un super restaurant Thaï, avec un spectacle de danseurs, chanteurs avec boa autour du cou et tout et tout. Trop kitch, ça m’a bien amusée ! Les établissements japonais ne manquent pas non plus, et leur cuisine est bien meilleure que la cuisine locale. Le seule restaurant chinois de Shanghai que nous avons essayé présentait une carte dont la majorité des plats étaient des tripes, pieds et groins de porc, cœurs et pattes de poulet, rognons et j’en passe des plus singuliers ! On s’est finalement décidé pour un plat de morceaux de poulet, os, peau et un « petit je ne sais quoi » inclus. ;p Les Chinois mangent tout, c’est incroyable ! L’autre jour au supermarché, je me suis penchée sur leur rayon boucherie. A côté des viandes pré-emballées, il y a avait des morceaux présentés tels quels dans le présentoir, sur des plaques pas très avenantes, notamment un nez de porc au milieu d’autres éléments non identifiés. Un client avait saisi un bout de viande entre ses doigts et se promenait avec jusqu’à ce qu’un employé vienne le lui emballer. Bonjour l’hygiène ! Au marché, c’est encore pire, car il n’y a pas de frigo. Les viandes sont étalées sur des planches en bois pas très nettes. De gros morceaux de gras accompagnent toujours les morceaux, ce qui est particulièrement indigeste une fois dans l’assiette, croyez-en ma petite expérience ! Les poissons sont présentés de la même manière, même si beaucoup sont entassés vivants dans des aquariums, comme les poules dans des cages.
Du coup, les petits manques se manifestent déjà. Aujourd’hui, j’ai rêvé de stoemp (carottes ou poireaux, tout est bon vu d’ici) et de chou-fleur sauce blanche avec pain de viande et pommes de terre. Argh… Dommage que ça ne s’envoie pas par avion !